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Le déballage, premières
impressions
La boîte contient le PDA, une batterie, une housse
en tissu, un socle de chargement / synchronisation, un transformateur, un
CD applicatif et plusieurs documents. On trouve parmi ces derniers un
guide de prise en main rapide ainsi qu’un bon permettant d’acheter
pour 5 points de logiciels sur le site www.ipaqchoice.com.
Ces cinq points sont une bonne idée qui permettront d’obtenir
gratuitement un ou deux logiciels complémentaires de votre choix.
La première impression en ouvrant la boite est
frappante, ce PDA est tout d’abord fort réussi, avec ses courbes
arrondies, sa taille réduite et son bouton directionnel qui brille comme
un bijou. La prise en main est saisissante car l’appareil est léger, même
une fois la batterie installée.
 La station d’accueil
et de recharge
L’iPAQ arrive déchargé et nécessite une bonne recharge avant de
pouvoir être utilisé. Voici l’occasion de mettre à l’épreuve la
station d’accueil. Le PDA est assez difficile à mettre en place, il
faut forcer un petit peu, c’est au niveau de la prise
(cf photo ci-contre) elle même que
s’effectue la résistance. Par contre, une fois installée, la machine
est bien maintenue et ne risque pas de tomber. Si le transformateur est
branché, une led sur la machine indique la recharge
en cours. On remarque sur l’embase un emplacement pour recharger une
deuxième batterie simultanément, une led disposée en bas de la station
d’accueil indiquera alors la recharge en cours.
La station est très stable, pas trop lourde mais suffisamment pour ne
pas se promener sur le bureau à la moindre secousse, par contre sa forme
là encore n’incitera pas au voyage, préférez plutôt un câble de
synchro/ recharge USB (test à venir sur netPPC). Le câble permettant le
raccord au PC fait un bon mètre et sera donc suffisant dans la majorité
des cas, on retrouve à son extrémité une prise USB classique.
L’autre solution pour recharger le PDA, si l’on ne veut pas
s’encombrer de la station, est d’utiliser l’embout fourni avec le
transformateur et de le brancher directement sur la prise de synchronisation
de l’iPAQ. On remarque que l’embout est fort
astucieusement attaché au fil du transformateur par un bracelet en
caoutchouc, cela évitera de le perdre. On regrette tout de même le
transformateur qui est d’une taille standard et donc pas du tout adapté
au voyage de part son encombrement.
Le stylet
Avant d’entrer dans le vif du sujet et d’utiliser la machine,
prenons le temps d’examiner le stylet fourni. Il est intégralement en
plastique mais d’un poids assurant une bonne prise en main. La pointe
est fine et permet des tracés et des appuis précis. La pointe est bien
lisse et ne présente pas de trace de moulure risquant de rayer l’écran.
La taille de la pointe permet de l’utiliser pour effectuer un reset de
la machine.
La housse
Alors là, soyons clair, elle est on ne peut plus décevante. Elle est
en tissu rigide fermé par un élastique, le tout de couleur noire griffé
du logo HP. Pas de problème d’esthétique à déplorer mais … la
machine rentre très difficilement dedans, ne parlons pas d’essayer de
la ressortir. HP fait le service minimum et aurait mieux fait (quel
constructeur va se décider à y revenir ? )
de proposer un capot à l’instar de ce qu’ils avaient fait sur
les Jornada. Oubliez donc la housse fournie et gardez un peu de patience,
un certain nombre de modèles vont être testés par netPPC dans les
semaines à venir.

La machine
Procédons maintenant à l’examen attentif de la
machine. Première constatation, les quatre boutons applicatifs sont présents,
ils sont assez petits et ne dépassent pas de leur logement, pas de risque
d’activation non désiré lorsque le PDA est rangé dans une poche. Par
contre, ils sont relativement difficiles à enfoncer de part leur taille,
leur enfoncement dans leur logement et leur dureté.
Le bouton directionnel est lui très beau, brillant
à souhait et d’un confort exceptionnel. Il s’agit en fait d’un mini
joystick très facile à manipuler, ni trop rigide ni trop mou. Par
contre, il n’y a pas de bouton d’activation, cette action s’obtient
en enfonçant le mini joystick. Ceci n’est pas très gênant mais pourra
handicaper dans certains jeux. Dans le prolongement de ce bouton, en
dessous, se trouve la prise de connexion pour la synchronisation et la
recharge de l’iPaq.

Le haut de la machine, juste au dessus de l’écran,
est occupé par le bouton de mise en route ,
on aurait préféré qu’il soit en bas pour une accessibilité
facilitée mais la réduction de taille amène sans doute à faire
certains choix. Le logo HP est situé au centre et sur sa gauche se
trouvent deux élégantes leds allongées, l’une de couleur orange pour
la recharge et l’autre bleue pour indiquer l’activation du Bluetooth.

Les cotés seront rapidement décrits puisqu’il
sont occupés seulement par des bandes antidérapantes d’une bonne
taille, elles assurent une prise en main idéale. Par contre, les habitués
du jog dial et autre molette ou bouton latéral l’auront compris, ils
n’en disposent pas sur cette machine. Pourquoi ? mystère.
Personnellement je n’en ai pas une grande utilité mais cela empêche
tout de même par exemple l’activation rapide des notes vocales. Quant
à la molette, les iPaq de la série 19xx en ont une, malgré une taille
inférieure, pourquoi pas sur le 2210 … Si quelqu’un est dans les
secrets de la conception, je serai content de connaître la raison de ce
choix qui pourra freiner certains acheteurs.

Vient
ensuite l’examen de l’arrière de la machine.
On y trouve l’emplacement pour la batterie. On l’a vu, elle est
amovible et pourra être remplacée sans perte des données grâce à un
accu interne rechargé en même temps. On remarque la présence du haut
parleur situé, c’est exceptionnel, à l’arrière. Cela aurait pu gêner
dans certains cas mais personnellement j’ai trouvé le volume largement
suffisant pour ne pas être un problème. Le haut est occupé par
l’emplacement du stylet. Il est très facile d’accès et se retire aisément.
Deux petites encoches sont découpées dans le boîtier, elles servent à
fixer la machine sur un support, par exemple dans un boîtier aluminium
(celui de Proporta en l’occurrence) ou dans une housse. On trouve enfin
un trou permettant d’effectuer un reset soft de la machine, ceci
simplement avec la pointe du stylet.
Le haut du boîtier dévoile lui la prise casque, une
jack 3,5 mm standard (les iPaq h19xx ont un jack 2,5 mm nécessitant un
adaptateur) ainsi que la grille du micro. Le port SD est clairement
apparent tandis qu’un capot extractible bouche l’accès au port
Compact Flash. Ce dernier est de type II et pourra donc accueillir les périphériques
les plus gros à ce format (par exemple les micro drive). Le plastique
sombre de cet ensemble dissimule
une led d’émission/ réception infrarouge

Le boîtier possède les dimensions suivantes :
11,5 cm de hauteur (contre 11,3 pour la série 19xx et 13,8 pour le 5550)
, 7,6 cm en largeur ( 7 pour la série 19xx, 8,4 pour le 5550) et 1,5 cm
d’épaisseur ( contre 1,1 pour la série 19xxx
et 1,6 pour le 5550)
Quant au poids, il est de 143 grammes avec la
batterie. C’est certes supérieur au poids du 1910 (124 g) mais c’est
très concurrentiel par rapport aux autres Pocket PC comparables en terme
de possibilité d’extension (double port), notamment le Dell Axim X5
(196 g).
Pour donner une idée de la taille de la machine,
voici quelques photos comparé à un HP Jornada 568 et à un vieux Workpad
C3 (idem Palm III) :

Le verdict sur l’ensemble de l’aspect physique de
la machine, de sa prise en main et de son ergonomie est très globalement
positif mais quel dommage de n’avoir pas proposé de molette latérale
…
Mise en route et
logiciels
Dès la mise en route, la beauté de l’affichage
est frappante, les couleurs sont fidèles et d’une grande luminosité.
L’écran, TFT transflectif, peut
être observé de coté et reste lisible. Il est tellement lumineux
qu’une diminution de la luminosité sera nécessaire en ambiance un peu
plus sombre. On regrette à ce sujet l’absence de cellule de détection
de la luminosité ambiante que l’on trouve sur d’autres modèles
(comme le HP 568 par exemple) ainsi que l’absence de profil de réglages de la
luminosité, bien pratique pour atténuer l’affichage lorsque l’on lit
dans le noir.
Le logiciel système installé est la dernière
version de l’OS de Microsoft, à savoir Windows Mobile 2003. On y
retrouve donc une version légèrement améliorée de Pocket PC 2002. Les
détails des logiciels proposé est classique : Pocket Excel, Pocket Word,
Pocket Outlook, MSN Messenger, un gestionnaire de programme, Microsoft
Reader pour la lecture d'eBooks mais l’on retiendra une version 9 de Windows Media Player,
un nouvel outil de gestion des images, copie d'écran ci-contre (mais celui fourni
avecl’iPAQ est plus abouti) et une version améliorée de Pocket
Internet Explorer avec notamment une gestion des gif animés.
Coté logiciels spécifiques, on remarque tout de
suite la présence d’un icône en bas de l’écran d’accueil, il
s’agit du gestionnaire Bluetooth. Et oui le iPaq h2210 sera le compagnon
fidèle de votre donggle Bluetooth, de votre mobile ou de votre GPS
Bluetooth. Les logiciels proposés permettent entre autres de gérer des profils, de
gérer les transferts de fichiers ou la découverte d’autres appareils sur
le réseau sans fil. Un assistant bien conçu est proposé. L’ensemble
est fourni par Widcomm,
une société bien connue, gage
de qualité. On notera tout de même qu’à l’heure ou sont écrites
ces lignes, une mise à jour de ce Bluetooth est proposée en version
anglaise, elle devrait être bientôt disponible en version Française.
….

L’Infrarouge proposé est une version boostée pour
permettre l’utilisation de l’iPAQ comme d’une télécommande
universelle. A cet effet, le logiciel Nevo est fourni, il est très réussi
graphiquement, dispose de nombreuses configurations en mémoire et pourra
se personnaliser en terme de look mais aussi de signaux via un
apprentissage. La performance de cet infrarouge est correcte, un recul
maximal de 4 à 5 mètres s’avérant sa limite. La comparaison avec un
Jornada 568, connu pour disposer d’un port infrarouge déjà puissant
montre une comparaison à l’avantage du 2210. Copies d'écran du
logiciel nevo ci-dessous :

Parmi les applications
additionnelles fournies par HP, on retrouve
l’iPaq Launcher, un menu rapide pour le changement de programme et
l’accès aux préférences, iPAQ image Viewer (image ci-dessus) , un programme
d’affichage d’images fort pratique et le fabuleux , l’indispensable,
l’incomparable iPAQ backup, votre assurance vie, qui permet en quelques
secondes de sauvegarder l’intégralité de la machine sur une carte mémoire.
Il permet aussi de programmer des sauvegardes à période fixe.
Sur le CD, une version complète, dans un Français
approximatif qui sent la traduction faite plus que rapidement, d'une
horloge mondiale permettant d'afficher une planisphere avec la zone jour /
nuit et les heures de nombreuses villes du monde : Pocket Watch (image sur
la gauche ci-contre).
Pour ce qui est des performances, elles sont purement
et simplement bluffantes. Le processeur à 400 Mhz, bien utilisé par la
version 2003 de l’OS de Microsoft donne une impression d’immédiateté
à l’interface. On restera dans ce test dans le subjectif, mais la
lecture d’une vidéo qui tournait à 16 images / secondes sur un ARM à
206 Mhz tourne à 25 images/ secondes sans problème. Le test d’un
jeu gourmand en calcul et en affichage, le simulateur de vol Leo’s
flight simulator fait là encore apparaître un fossé entre les
performances et la fluidité d’affichage obtenue comparée au même
programme sur ARM à 206 Mhz.
Pour ceux qui souhaitent disposer de chiffres plus
précis, n'hésitez pas à consulter la
review de Pocket PC thoughts ou de
nombreux index de performances sont proposés en utilisant l'outil Spb
Benchmark, on y note les durées d'utilisation suivante :
- Luminosité au maximum, lecture continue de vidéo avc Windows Media
Player : 3 hours, 57 minutes
- Ecran éteint, lecture de MP3 : 8 hours 35 minutes
- Luminosité maximale, test utilisation standard : 5 hours 39 minutes
- Luminosité maximale, Bluetooth activé, pas d'utilisation : 5 hours 54 minutes
La mémoire embarquée est de 64 Mo mais seulement 54
Mo sont disponibles pour l’utilisateur, il va s’en dire que c’est
largement suffisant pour un utilisateur des fonctions standards d’agenda
et de répertoire téléphonique et que, comme pour la grande majorité
des machines (sauf peut être les rares à 128 Mo de mémoire) , une
extension CF ou SD sera nécessaire pour les utilisateurs désirant faire
du multimédia : musique, vidéo ou encore stockage d’images. Les
prix de ces extensions sont en baisse constante (cf. le dossier de netPPC
sur le choix de sa mémoire) et ne grèvera donc en théorie pas trop le
budget. En outre, les gros utilisateurs de mémoire additionnelle
profiteront du slot Compact Flash type II pour utiliser un disque dur micro drive
de plusieurs gigas si nécessaire.
Autonomie
La machine dispose d’une batterie au Lithium Ion de 900 mAh. Ce
n’est pas le plus gros type d’accus présent sur Pocket PC mais cela
assure une autonomie d’une semaine en utilisant la machine pour une
synchro et environ une heure de consultations quotidiennes. Si l’on se met à jouer
ou regarder des vidéos en divx, l’autonomie est bien entendue mise à
mal et peut tomber à 2 ou 3 heures. On notera qu’une sauvegarde automatique
peut se déclencher (c’est paramétrable) lorsque la batterie descend en
dessous d’un certain seuil (30 % par défaut). Une batterie offrant
quatre fois plus de puissance (3600 mAH) est désormais commercialisée
par HP, autant dire que dans ce cas l'autonomie ne sera plus un probleme.
Conclusion
Cette machine est indéniablement une réussite, elle
satisfera les utilisateurs cherchant une double capacité d’accueil en
terme de cartes d’extensions ou tout simplement le Compact Flash, ceci
pour un poids et un encombrement très réduits et dans un boîtier à la
présentation réussie. Par contre, des détails pourront gêner certains
habitués de la plate forme Pocket PC comme l’absence de molette latérale
et de bouton de déclenchement des notes vocales. Le reste tant en terme
de performance que de lisibilité de l’écran est une franche réussite
et justifie l’investissement, notamment face à un h1940 au processeur
moins puissant. L’absence de Wifi pourra être pallié par
l’adjonction d’une carte Compact Flash tout en permettant
l’utilisation d’une carte SD pour ce qui est du stockage. La machine
est donc évolutive.
Pour ceux qui souhaitent sauter le pas, sachez que vous trouverez à cette adresse la
comparaison des prix chez une dizaine de marchands internet, pour vous
permettre de choisir la meilleure offre, ainsi que quelques jours après
cette review, d'autres tests cette fois fois ils concerneront de nombreux accessoires pour
ce iPAQ h2210 (ils sont aussi souvent
disponibles pour d’autres types de PDA) : câble rétractable de
synchronisation/recharge USB Proporta, boîtier aluminium et housse
cuir Proporta ainsi que GPS Bluetooth Holux GM 230.
Merci encore à Sam du site spécialisé dans la
vente de PDA LePdaShop
pour m'avoir permis de recevoir la machine rapidement lorsque j'en ai eu
besoin 8-)
Laurent Gatignol - 11/03
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